lundi 22 décembre 2014

Un grand frère, ou alors un cousin...

Vues sur un site belge, les jumelles de mât d'un foxtrot tout aussi belge et qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles que je suis en train de fabriquer. Voilà qui me conforte dans mon entreprise !
Certes, il a gardé (je crois) le mât d'origine, alors que pour ma part je pense passer à du plus court et plus léger. Ceci étant dit, le système des jumelles n'en sera que plus facile à actionner avec un mât qui ne pèse que 3 kg...


Le bateau a l'air super bien équipé et on peut voir d'autres photos sur le site de vente.
Mais bien que le site s'appelle 2èmemain (un nom bien français) le texte de l'annonce est rédigé en flamand. Enfin, pour ceux et celles qui, comme moi, ne lisent pas le vroukenschlouk, on peut toujours admirer les photos.

dimanche 21 décembre 2014

Gréement "one hand" pour Grenache

Comme je l'ai déjà évoqué, le gréement qui équipera Grenache dans les mois à venir doit être léger, suffisamment pour pouvoir être mis en place par une seule personne, et si possible d'une main (enfin là, on en demande peut être un peu trop...)
Après avoir hésité entre plusieurs solutions, ce qui a été retenu est donc le gréement à corne, mais sans corne, comme ce qui se fait sur les IMOCA. Le mât étant en carbone, j'avais pensé un moment faire le haubanage en dyneema, j'ai même appris à faire les épissures sut la tresse creuse (c'est super fastoche!), mais j'ai finalement choisi de garder des haubans inox pour qu'ils ne soient pas bouffés en trois jours par le ragage. L'inox en 3mm ne pèse que 35 g au mètre, ce n'est pas excessif.

 J'ai longtemps hésité quant à la hauteur du mât, puisqu'un gréement en tête m'amenait à un angle mat-hauban guère plus important que 14°... vraiment limite pour la solidité et avec une compression terrible sur le roof. Des barres de flèches allaient elles être indispensables ?
Je pense contourner le problème en reculant le point d'attache des haubans : angle plus important, et pas trop de gêne pour la GV. 

On voit sur le schéma ci dessus l'emplacement des haubans actuels, et plus en arrière, celui des haubans à venir (l'étai ne change pas, évidemment). Bien sûr, on ne peut plus choquer la GV aussi "en grand" qu'avant, mais est-ce vraiment un problème ?

Et puis je me suis aperçu d'un truc que je ne soupçonnais pas, c'est que le Jaka, dit aussi Aloa 17, un cousin assez proche du Foxtrot, n'a pas du tout de barres de flèches, et ce malgré un mât plus haut que ce que j'ai l'intention de mettre et une GV plus grande.
Je n'ai jamais entendu dire que ce modèle était réputé pour sa propension à démâter... 
Par contre, le foc du Jaka est tout rikiki...

dimanche 14 décembre 2014

Les travaux avancent...

 Les travaux de remise en état de Grenache avancent lentement, mais ils avancent. La porte, complètement démolie par les intempéries puis par un karcheriste enthousiaste, est en voie de remplacement.

Les panneaux ont été découpés à l'identique ou presque (juste mesurés avec un peu plus de soin) et ont été protégés par deux couches d'époxy, avant d'être peints dans les semaines à venir.
Les travaux d'époxy (du moins lorsque les pièces ne sont pas trop encombrantes) ont toujours intérêt à être faits dans la maison, au chaud : l'époxy polymérise beaucoup mieux entre 20 et 25 degrés, température que nous n'avons pas dehors en ce moment. 
En attentant que la porte neuve soit venue prendre la place de l'ancienne (qui est partie à la déchetterie), le fox est bâché pour éviter qu'il se remplisse de toute l'eau qui tombe du ciel ces jours ci.
Il est vrai que nous subissons un hiver particulièrement pluvieux, boueux et humide.


 Les jumelles de mât ont droit aussi à une fabrication en intérieur, toujours pour les mêmes raisons de température favorable à la polymérisation. On voit ci dessous les jumelles en question, taillées dans deux épaisseurs de CP marine de 14 (ça fait donc une épaisseur de 28) collées ensemble par... devinez quoi ? Oui, de l'époxy.
On les voit ici après un premier ponçage, arrondissage des angles, avant d'être réunies sur une platine taillée dans le même matériau et l'ensemble stratifié.
Autant d'opérations qui se feront au chaud, tant pour la bonne polymérisation de l'époxy que pour mon confort personnel.
On remarque la teinte particulière du CP : il a été découpé dans la table de mon ancien camping car, dont tous les meubles avaient été réalisés en CP marine (je ne connaissais rien d'autre à l'époque). 



Rappelons-le : l'époxy a ceci en commun avec l'argent, c'est qu'il n'a pas d'odeur, ou presque pas. Aucun problème donc pour le faire à l'intérieur, au chaud (j'insiste).
Sur cette dernière photo, on aperçoit les jumelles de mât en cours de ponçage, et on distingue assez nettement les deux épaisseurs de CP. Les éventuelles imperfections seront rattrapées à l'époxy bien sûr. J'ai utilisé la même technique que pour le capot du samouraï, monté il y a une douzaine d'années et qui n'a pas bougé d'un poil depuis. Même si le couple est plus important pour un mât que pour un capot, ça devrait être assez solide.
Je pense même que l'ensemble une fois terminé devrait être plus robuste que les bouts d'inox (tordus) qui dépassaient du roof auparavant (et que, soit dit en passant, j'ai enlevés).

lundi 1 décembre 2014

Grande toilette

 Il était grand temps de nettoyer un peu ce pauvre Foxtrot qui prenait la poussière et l'humidité depuis près d'un an ! Tout l'équipage s'y est mis dimanche dernier, en commençant par une vidange sérieuse de la cabine, où de l'eau était rentrée, pas trop par la porte, encore que celle ci soit bonne à changer, mais surtout par la petite ferrure d'étrave qui devra être revue et surtout changée.
Cette ferrure est soumise à des efforts importants, puisque c'est par là que le bateau est hissé sur sa remorque, et que ce point d'attache constitue aussi une sécurité importante pour maintenir Grenache sur ladite remorque. (C'est maintenant fait)
Pour l'instant, il s'agit d'un boulon à oeil, relativement faiblard et pas très bien renforcé à l'intérieur du bateau. je compte le remplacer par un étrier en inox avec une bonne contreplaque, le tout placé un peu plus bas pour optimiser l'angle de traction.
Sur le sommet du roof, on voit encore l'emplacement du pied de mât. Ce système en inox (bien) complètement tordu (pas bien) sera remplacé par des jumelles de mât en contreplaqué marine. La fabrication est commencée, mais les photos n'arriveront qu'un peu plus tard. (Ça aussi, c'est fait)

 Un bon coup de Karcher avec l'aide de Pierre (et son Karcher). La peinture rouge de la coque a un peu terni, mais elle a bien résisté au Karcher (Bravo Inter!). Il suffira d'un petit voile du même rouge au printemps prochain pour rafraichir le look de cette unité.
Le Karcher nous a fait gagner pas mal de temps, mais quelque jets un peu trop enthousiastes ont précipité la nécessité de changer la porte : oui, avec cet outil là, on peut faire des trous dans le bois !

Celles qui n'ont pas trop apprécié le nettoyage, ce sont les araignées du Salagou, qui commençaient à estimer que le dessous du liston était leur domaine. La lance à haute pression a su les convaincre du contraire.

La nouvelle porte (comme les jumelles de mât) est en cours de fabrication : des photos arriveront prochainement. 
Heureusement qu'on a des travaux comme ceux là, qui peuvent se faire en intérieur, parce que question temps (je veux dire météo), ce n'est pas la joie !